Je vous propose des articles sur divers sujets en lien avec la naturopathie, la femme, la fertilité et la périnatalité.
Bonne lecture !
01/04/2019
Dans 15% des cas, ce trouble existait déjà avant la grossesse, mais était inconnu ; et dans la plupart des cas, il apparaît en raison de la grossesse et disparaît dans les 6 semaines après l’accouchement.
De nos jours, le diabète gestationnel a tendance à augmenter : en 2012 il touchait 8% des femmes enceintes pour 3,8% en 2004.
La régulation de la glycémie
C’est le pancréas qui est responsable de cette régulation, grâce à la sécrétion de 2 hormones : l’insuline qui fait baisser le taux de sucre dans le sang et le glucagon qui le fait augmenter.
L’insuline est comme la clé qui fait entrer le glucose dans les cellules, afin qu’il se transforme en énergie pour assurer les réactions métaboliques de l’organisme, faire entrer les nutriments dans la cellule, en faire sortir les déchets ou encore pour qu’il y soit stocké. L’action de cette hormone est donc primordiale et si celle-ci fonctionne mal, le glucose va s’accumuler dans le sang qui deviendra plus épais et circulera moins bien.
L’insuline au cours de la grossesse
Pendant la 1ère moitié de la grossesse, la sécrétion d’insuline et sa sensibilité sont augmentés, c’est pourquoi la femme enceinte est plus souvent en état d’hypoglycémie à cette période, notamment la nuit et au réveil.
Lors de la 2ème moitié de la grossesse, les hormones du placenta diminuent l’action de l’insuline, le pancréas doit s’adapter pour augmenter la production afin de maintenir un taux de glucose dans le sang acceptable. Si le pancréas est déficient, une hyperglycémie constante va s’installer, la future maman fera du diabète gestationnel.
Les conséquences pour la maman et le bébé
Un diabète au cours de la grossesse peut avoir des conséquences pour la maman et le bébé à court et à long terme.
Pour la maman :
Pour le bébé :
Dépistage du diabète gestationnel
Le dépistage du diabète gestationnel n’est pas obligatoire, cependant plusieurs facteurs de risque peuvent amener le médecin à prescrire un test. Les femmes enceintes à risque sont :
Le test sera également prescrit si on rencontre au cours de la grossesse :
Hormis ces facteurs de risque, le diabète gestationnel peut ne pas avoir de symptômes ou alors ceux du diabète classique : soif intense, urines fréquentes et abondantes, grande fatigue.
Lorsqu’il est suspecté, le diabète gestationnel sera évalué au cours d’un test HGPO (Hyperglycémie provoquée par voie orale), effectué en laboratoire. Ce test est fait entre 24 et 28 semaines d’aménorrhée et consiste à 3 dosages de la glycémie :
Il faut donc compter rester au moins 2h au laboratoire pour faire ce test, sachant que vous ne pourrez pas vous promener entre 2 prises de sang, ni boire trop d’eau !
Le diabète gestationnel est diagnostiqué lorsqu’au moins 1 des 3 mesures de glycémie est supérieure à la norme :
*IMC = Indice de Masse Corporelle
Le traitement du diabète gestationnel
À l’issue du test HGPO, si celui-ci est positif, des mesures hygiéno-diététiques seront à prendre, en accord avec l’équipe médicale (gynécologue, nutritionniste, médecin généraliste, diabétologue, …) :
La femme enceinte devra pratiquer l’autosurveillance de sa glycémie plusieurs fois par jour, celle-ci devant être < à 0,95 g/l à jeun et < à 1,20 g/l deux heures après le début des repas.
Si les conseils diététiques et l’activité physique ne suffisent pas à atteindre ces taux de glycémie, il y aura recours aux injections d’insuline afin d’équilibrer cette glycémie jusqu’à la fin de la grossesse, c’est le cas d’1 diabète gestationnel sur 4.
La prise en charge médicale de la grossesse et de l’accouchement sera plus ou moins importante selon que le diabète est équilibré ou non avec ces traitements.
Après la naissance, la glycémie de la maman sera surveillée afin de s’assurer que le diabète disparaisse.
Naturopathie et diabète gestationnel
La naturopathie a un rôle à jouer dans cette pathologie, notamment par son action préventive.
En effet, le diabète gestationnel apparaît lorsque le pancréas n’arrive pas à s’adapter à l’insulino-résistance « normale » qui s’installe dans l’organisme durant la 2ème moitié de la grossesse.
Une des causes expliquant que le pancréas n’arrive pas à suivre est que celui-ci est épuisé.
Une alimentation trop riche en glucides à index glycémique élevé va demander au pancréas de produire énormément d’insuline et cela va le fatiguer à terme. Et ces aliments sont omniprésents de nos jours : céréales raffinées et soufflées (pain, pâtes, farine, biscuits, …), aliments ultra-transformés, plats préparés, sucreries, viennoiseries, jus de fruits, sodas, etc.
Le pancréas est aussi responsable de la sécrétion de sucs digestifs et une mauvaise alimentation ou un excès de prise alimentaire vont le sur-solliciter dans cette fonction, pour gérer ces aliments trop nombreux et complexes à digérer. À terme, le pancréas sera épuisé dans ses sécrétions de sucs digestifs et d’insuline.
La naturopathie va donc s’attacher à chouchouter le pancréas dès un projet de grossesse, afin qu’il soit en pleine possession de ses moyens lors des changements hormonaux qui vont l’impacter.
Outre l’alimentation, la gestion du stress et des émotions, ainsi que l’activité physique vont aider à soutenir l’insuline dans son action. En effet, cette hormone est inhibée par le stress qui va aggraver le phénomène d’insulino-résistance et provoquer des désordres dans la régulation de la glycémie, avant même que les hormones du placenta n’entrent en jeu.
Si vous cochez un ou plusieurs facteurs de risque du diabète gestationnel, il peut être intéressant de faire le point avec un naturopathe dès le désir d’enfant, afin de limiter tout risque au cours de la grossesse.
Sources :
21/02/2019
En effet, avec tout ce qu’on entend sur les perturbateurs endocriniens et autres polluants contenus dans nos gels douche et crèmes, la grossesse peut être le déclencheur pour changer ses habitudes et mettre un bon coup de balai dans sa salle de bain.
Que sont les perturbateurs endocriniens ?
Ils font vraiment partie de notre quotidien, notamment dans les cosmétiques, et leur toxicité est aujourd’hui totalement reconnue par la communauté scientifique.
Ils imitent nos hormones naturelles et diffusent de mauvaises informations à notre organisme. Le système hormonal étant très subtil et complexe, ils contribuent aux problèmes de fertilité, aux cancers hormono-dépendants, au diabète, à l’obésité et à divers troubles neurologiques, comme Parkinson, l’autisme, l’hyperactivité et une baisse du QI.
Les perturbateurs endocriniens sont aussi très sournois : certains sont plus actifs à faible dose qu’à forte dose, ils ont des effets sur plusieurs générations (souvenez-vous du Distilbène) et combinés ensemble leur toxicité individuelle augmente.
Plusieurs périodes de notre vie sont soumises à de grands chamboulements hormonaux, c’est le cas de l’enfance, la puberté, la ménopause ou l’andropause chez les hommes ; mais aussi lors de la vie intra-utérine, car les perturbateurs endocriniens passent la barrière du placenta.
C’est pourquoi il est important de veiller à ce que vous consommez pendant votre grossesse pour limiter l’exposition du bébé, car aujourd’hui une exposition 0 aux perturbateurs endocriniens est impossible, tellement ils sont partout.
Quels cosmétiques choisir pendant la grossesse ?
Les listes d’ingrédients des produits cosmétiques sont souvent illisibles et n’indiquent pas si telle ou telle molécule est un perturbateur endocrinien ; le mieux est de se tourner vers les labels BIO officiels qui garantissent l’absence de telles substances.
Pendant la grossesse, attention également aux produits naturels contenant des huiles essentielles qui peuvent être toxiques pour le bébé, c’est pourquoi consommer des produits avec des formules les plus simples possibles est une bonne option afin d’être sûr de ce qu’on applique sur sa peau.
Pour s’y retrouver plus facilement, l’association Slow cosmétique attribue une mention aux marques qui respectent plusieurs critères :
- le respect de la santé, donc une absence de composés toxiques, comme les perturbateurs endocriniens
- le respect de l’environnement, avec des ingrédients naturels et le moins transformés possible
- le respect de nos besoins réels, avec des formulations et des routines plus simples
- le respect de l’éthique, avec des fabricants pratiquant des prix justes, des filières courtes, etc
Je vous partage maintenant ma propre routine hygiène (je suis actuellement enceinte de 5 mois), si cela peut aider les futures mamans qui ne savent pas par où commencer.
Ces 11 produits sont tous biologiques et à près de 80% "Slow cosmétique".
Savon
Cela fait plusieurs années qu’à la maison nous sommes passés aux savons solides, saponifiés à froid. D’une part pour éviter les déchets plastiques des gels douches, mais aussi pour une meilleure hydratation de la peau grâce aux huiles végétales utilisées lors de la fabrication, dont les propriétés sont conservées grâce au procédé à froid.
Avant la grossesse et lors du 1er trimestre, j’ai utilisé des savons sans huiles essentielles et depuis le début du 2nd trimestre je choisis ceux contenant des huiles essentielles compatibles, comme la mandarine, la rose ou la lavande par exemple.
Mes marques préférées : Herbiolys, Gaiia, L’esperluète
Shampoing
Comme pour le savon, ici c’est shampoing solide et toujours pour les mêmes raisons : pas de plastique et des compositions saines.
Ayant de longs cheveux, tous les shampoings solides proposés sur le marché ne me conviennent pas, certains me laissent la sensation désagréable que mes cheveux ne sont pas propres…
Mes préférés sont ceux de chez Pachamamaï : le Notox au 1er trimestre de grossesse (0 huiles essentielles) et depuis le 2nd trimestre, j’alterne tous ceux de leur gamme, excepté le Pure qui contient de l’huile essentielle de menthe poivrée, hautement toxique pour les femmes enceintes !
Déodorant
Sans surprises, pour le déodorant aussi on est passé au solide. Les déodorants solides sont de plus en plus courants, mais ils contiennent très souvent des huiles essentielles, très utiles pour assainir les aisselles et éviter les mauvaises odeurs.
Mais quand on est enceinte et qu’on ne veut pas utiliser les déodorants classiques, souvent controversés pour leur composition, ce n’est pas facile de trouver son bonheur.
Après en avoir testé plusieurs, j’ai trouvé mon préféré qui est vraiment efficace, doux pour la peau et totalement inoffensif pour le bébé. C’est un déodorant crème Le Moly, une petite marque du Sud-Ouest, qui ne contient que 5 ingrédients !
Même après la grossesse, je continuerai à l’utiliser tellement que je le trouve parfait.
Dentifrice
Quand on passe au naturel, les fabricants de dentifrice aiment utiliser de l’huile essentielle pour l’effet haleine fraiche, et notamment de l’huile essentielle de menthe.
Or cette huile essentielle est très toxique pour les bébés et les gencives étant très vascularisées, elle passe très vite dans le sang. Pour éviter cela, j’ai changé le "goût" de mon dentifrice : citron pour le 1er trimestre, et j’alterne avec mandarine depuis le 2nd.
Je n’ai pas trouvé mon bonheur dans les dentifrices solides et slow cosmétique, c’est pourquoi je me suis tournée vers ceux en tube et à base d’argile qu’on trouve en magasin bio. Ils moussent beaucoup moins que les conventionnels, mais on s’y habitue très bien au fil des jours.
Hydrolat
Après être sortie de la douche, je m’occupe de mon visage en commençant par le rincer avec un hydrolat ou eau florale. Cela permet d’éliminer les traces de calcaire et de prendre soin de ma peau.
Lors de la distillation d’une plante à la vapeur, on récupère d’un côté l’huile essentielle et de l’autre de l’eau qui contient des molécules aromatiques, c’est l’hydrolat. Ces eaux contiennent donc une part très infime d’actif, elles sont très douces pour la peau et peuvent être utilisées en toute sécurité pendant toute la grossesse.
Choisissez des hydrolats sans alcool ajouté, afin de ne pas agresser la peau du visage, 1 seul ingrédient doit apparaître sur l’étiquette !
J’utilise un hydrolat de rose, qui est LA fleur de la peau, elle convient à tout le monde. Selon son type de peau, on peut choisir une autre plante, comme la lavande en cas d’imperfections ou la fleur d’oranger si la peau est sèche, par exemple.
Celui-ci a été acheté en Bretagne, il est fabriqué par de petits producteurs, l’occasion de soutenir l’économie locale !
Gel d'aloé vera et huile végétale
Une fois le visage propre et tonifié, j’ai besoin de l’hydrater. Cette étape est primordiale, d’autant que depuis la grossesse, je sens que ma peau est beaucoup plus sèche.
Pour cela j’utilise 2 produits combinés ensemble : du gel d’aloé vera et une huile végétale.
Pour une peau bien hydratée, il faut consolider le ciment lipidique entre les cellules de l’épiderme, donc apporter du gras avec une huile est le bon geste. Le gel d’aloé vera va alléger l’huile, faciliter l’application et apporter un petit coup de frais. Masser le visage avec le mélange pendant plusieurs secondes fait un bien fou.
Ma peau est normale, avec une tendance grasse sur la zone T, c’est pourquoi j’ai choisi l’huile végétale de noyaux d’abricot, une huile douce et légère.
Le flacon me dure des mois et je l’utilise aussi pour me démaquiller, c’est un produit 2 en 1 de base à avoir dans sa salle de bain !
Pour le gel d’aloé vera, mon préféré est celui de la marque Bioflore, il est conditionné dans un flacon airless qui protège le produit de l’air, car le gel d’aloé vera y est très sensible et peut "tourner", ici il n’y a pas de risques.
Baume à lèvres
Les lèvres sont très fragiles et dès qu’il fait froid on sent tout de suite que ça tire. Comme on finit par manger ce qu’on applique sur la bouche (3kg de rouge à lèvres seraient ingérés par une femme au cours de sa vie !), là aussi la composition des produits a son importance.
On est sur une routine hygiène, donc je ne vais parler que de baume à lèvres. J’utilise un baume que j’ai fabriqué au cours d’un atelier cosmétique, il ne contient que 4 ingrédients : de la cire d’abeille, du beurre de cacao, de l’huile de noisettes et de la vitamine E pour la conservation. Je suis sure qu’il n’y a aucun risque !
Sinon les fabricants de savons, déodorants vus précédemment proposent aussi des baumes à lèvres, j’aime bien ceux Le Moly.
Huile anti-vergetures
Voici une grosse inquiétude chez la future maman : les vergetures !
Nous ne sommes pas toutes égales face aux vergetures, certaines femmes n’en ont pas sans rien appliquer, d’autres en ont alors qu’elles s’enduisent d’huiles ou de crèmes plusieurs fois pas jour…
Les vergetures apparaissent lorsque la peau s’étire et qu’elle craque ; il se forme alors une cicatrice qui restera toute la vie, c’est la vergeture.
Une peau plus élastique permet de limiter les dégâts, pour cela il faut être assidue : apporter impérativement de bons gras via l’alimentation et appliquer de bonnes huiles sur les zones sensibles dès la début de la grossesse en prenant le temps de bien masser, car cela va favoriser la circulation et la tonification de la peau.
Malgré toutes ces précautions, des vergetures peuvent quand même apparaître, car certaines femmes ont des prédispositions qui ne les aident pas à rendre leur peau plus élastique.
Pour les vergetures, j’utilise la très connue huile de Weleda, elle m’a très souvent été recommandée. Sa texture glisse bien et j’aime beaucoup son odeur, c’est toujours un moment agréable lorsque je l’applique sur le ventre et je pense que bébé apprécie aussi les mouvements du massage.
Crème pour le corps
Pour hydrater le reste du corps, cette fois-ci j’utilise une texture crème, donc principalement composée d’eau. Mais encore une fois, les composants sont ici naturels et inoffensifs.
J’utilise le lait pour le corps de Réalia, une petite marque Corse qui a un regard sur tous ses ingrédients, ici tout est local et il n’y en a que 5 dans la liste, dont une bonne part d'huile d'olive.
Cette crème glisse bien sur la peau et pénètre rapidement, je l’aime beaucoup. Je l’utilise depuis longtemps et n’ai pas essayé d’autres marques depuis.
Beurre de karité
Depuis quelques semaines et après des vacances au soleil fin janvier, ma peau est devenue très sèche sur les jambes et les bras. Dans ces conditions, ou lorsqu’il fait très froid, j’aime utiliser du beurre de karité qui est très efficace. Sa texture est solide, mais il fond rapidement dans la main.
Mon préféré est le beurre de karité de chez Karethic, il est pur et non raffiné (1 seul ingrédient dans la liste) et provient directement du Bénin, sans intermédiaires.
La plupart des produits sont disponibles en magasins bio, lorsque je suis attachée à une marque qui est encore trop petite pour être diffusée au niveau national, j’aime bien commander directement sur l'e-shop de la marque ou passer par la boutique Slow Cosmétique qui regroupe un bon nombre d’artisan qui ont la mention, cela permet de limiter les frais de port.
11/02/2019
En effet, c’est par l’alimentation de sa maman que le bébé va se nourrir pour sa croissance et son bon développement. Et la nature a fait en sorte que ses besoins soient prioritaires sur ceux de la future maman. L’alimentation doit donc aussi couvrir les besoins de la femme enceinte pour éviter qu’elle ne soit carencée. Combien de fois a-t’on entendu « une grossesse, une dent » pour une maman en manque de calcium ?
En plus de l’aspect nutritionnel de l’alimentation, un autre facteur a son importance à ce moment-là : la qualité des aliments. On dit que le bébé est « protégé » par le placenta, mais on sait que ce n’est pas vrai pour toute sorte de substances extérieures. Le placenta, opérationnel à partir du 3 ème mois de grossesse, va servir à nourrir, oxygéner et éliminer les déchets du fœtus. Afin de le protéger, le placenta va filtrer le sang maternel, mais il ne peut éliminer que les toxines physiologiques humaines, c’est-à-dire les toxines créées par le corps humain lors des réactions chimiques « normales » de notre organisme. En revanche, le placenta est incapable de filtrer les toxines non physiologiques, chimiques ou de synthèse, que nous absorbons via l’alimentation, notre environnement, nos produits d’entretien et cosmétiques, …
Selon le moment de la grossesse, les besoins en nutriments vont différer. Par exemple, le 3 ème trimestre est la période de croissance la plus importante pour le fœtus : ses besoins en protéines, calcium, oméga 3, fer, etc seront à leur apogée. Le mode de vie de la maman (cadre de vie, stress, …) et son propre terrain vont aussi avoir une influence sur les nutriments à apporter par l’alimentation ; c’est pour cela que la naturopathie individualise toujours ses conseils d’hygiène de vie, afin de s’adapter à la personne.
Nous verrons donc ici, les grandes bases d’une bonne alimentation pour la femme enceinte, mais n’hésitez pas à consulter votre naturopathe pour adapter votre alimentation à vos réels besoins.
Les aliments biologiques sont exempts de pesticides, nitrates, hormones, antibiotiques, … et nous l’avons vu, le placenta ne peut pas filtrer toutes ces substances. Avec une alimentation non biologique, le bébé y sera donc exposé dès son plus jeune âge et on ne connaît pas l’effet du cumul de ces molécules sur nos organismes à long terme. Le principe de précaution est donc de mise pour limiter les risques de maladies et allergies engendrées par ces toxiques.
De plus, les fruits et légumes biologiques sont plus riches en vitamines, minéraux et oligo-éléments ; ils sont donc plus intéressants sur le plan nutritionnel.
Une alimentation raffinée, industrielle ou ultra-transformée apporte beaucoup d’additifs ou autres conservateurs à risque et moins de nutriments. Cuisinez des aliments bruts à la maison, et si le temps vous manque au quotidien, pensez à des recettes simples ou équipez-vous d’un robot qui pourra vous aider !
Pour les aliments raffinés, comme le sucre ou les céréales (pâtes, riz, pain, farine, …), remplacez-les par le complet, ou le semi-complet qui contiennent plus de vitamines, minéraux et oligo-éléments.
Pendant la grossesse, il convient d’éviter de manger des viandes et poissons crus à cause des risques de toxoplasmose ou de listériose.
En revanche, consommer les fruits et légumes crus (mais bien lavés !) est un bon réflexe à avoir, car la cuisson appauvrît les aliments de leurs vitamines et de leurs enzymes facilitant la digestion. En cas de sensibilité aux crudités, pensez aux jus de légumes qui sont de véritables atouts santé.
Pour la cuisson des aliments, favorisez les cuissons douces (à la vapeur ou à l’étouffée) et évitez la formation de molécules très toxiques noircissant les aliments.
Il ne faut pas négliger les apports en eau tout au long de la grossesse, car celle-ci va servir à éliminer les déchets métabolisés par la maman et son bébé. Au 3 ème trimestre, le liquide amniotique se renouvelle à hauteur d’1 litre par jour !
La bonne quantité d’eau à boire est de 1,5 à 2 litres par jour.
Mais la qualité de l’eau est aussi importante, car avec tous ces déchets à éliminer, l’activité des reins est augmentée et il vaut mieux éviter de les fatiguer inutilement.
Privilégiez donc une eau de source peu minéralisée (résidu à sec < à 200 mg/l) et évitez l’eau du robinet qui selon les régions ou les villes peut être riche en chlore ou en nitrates néfastes.
La grossesse, c’est avant tout la fabrication d’un petit être. Et pour le construire, on a besoin de protéines, le constituant majeur de nos os, muscles, organes et autres tissus.
Il ne faut donc pas négliger l’apport en protéines durant la grossesse et alterner les protéines d’origine animale (viande, poissons, œuf, produits laitiers) et végétale (légumineuses, algues, …).
Les protéines d’origine animale vont nous apporter tous les acides aminés nécessaires, certaines vitamines essentielles comme la B12 ou des oligoéléments indispensables (iode, zinc dans les produits de la mer). Mais attention aux quantités, car les viandes et les produits laitiers sont acidifiants et contiennent des substances à risque selon le mode d’élevage (pesticides, hormones, …) ; quant aux poissons, certains contiennent des traces de métaux lourds toxiques pour le fœtus.
Privilégiez l’œuf qui est idéal pour la grossesse, à condition qu’il soit biologique et que le blanc soit cuit et le jaune coulant (pour bénéficier des bonnes graisses).
En variant avec les protéines d’origine végétale, qu’on trouve dans les légumineuses (pois chiche, lentilles, …), on optimise le développement du bébé en apportant une richesse de nutriments et en limitant les effets négatifs des excès de viande.
Afin d’apporter l’énergie nécessaire à la maman pour mener à bien la grossesse et au bébé pour se construire, l’apport de glucides est indispensable.
On les retrouve principalement dans les céréales, les légumineuses, les fruits et les produits sucrés. Il est important de distinguer les sucres simples (lait, fruits, produits sucrés) des sucres complexes (céréales, légumineuses) qui sont plus longs à digérer. Favoriser la consommation de ces derniers limite les pics d’insuline et le risque de diabète gestationnel.
Plus le sucre est complexe (index glycémique bas), plus l’aliment est nutritionnellement riche : par exemple le blé complet garde son enveloppe qui contient beaucoup plus de vitamines et minéraux que la graine raffinée, à qui on a retiré l’enveloppe.
Encore une fois, privilégiez donc les céréales et sucres complets ou semi-complets et éviter les sucres rapides des confiseries, produits raffinés et transformés. Consommez les fruits entiers plutôt qu’en jus, car leurs fibres ralentiront l’absorption des sucres.
Les matières grasses ont souvent mauvaise presse, car il est vrai que les graisses dites « saturées » engendrent des problèmes vasculaires si elles sont consommées en excès. En revanche, les graisses insaturées et la catégorie des omégas 3 notamment, sont indispensables à la future maman et au bébé.
Les omégas 3 jouent un rôle dans la multiplication et la protection des cellules de l’embryon. Pour la mère, les omégas 3 vont contribuer à son système nerveux, c’est pourquoi une carence peut être une cause de baby blues, voire de dépression post-partum ; mais aussi à la qualité de sa peau, jouant un rôle dans les vergetures.
Ces lipides ne sont pas fabriqués par le corps humain, leur apport par l’alimentation est nécessaire. On va retrouver des omégas 3 dans les huiles végétales de lin, colza, noix ou cameline ; dans les œufs de poules nourries aux graines de lin ; dans les poissons gras (saumon) et « bleus » (sardine, maquereau, hareng, …) et dans les oléagineux (noix, amande, …).
Attention à leur mode de conservation et d’utilisation, car les omégas 3 sont très sensibles à la chaleur et à la lumière.
Sans surprises, les légumes et les fruits sont de véritables alliés pendant la grossesse.
Leur richesse en eau, vitamines, minéraux et oligo-éléments évitera les éventuelles carences liées à la création d’un être vivant. Pour une concentration maximale en nutriments, respectez les saisons et la fraicheur, un légume resté des jours au réfrigérateur aura perdu en vitamines.
Pour les légumes, mettez de la couleur dans vos assiettes et consommez-les crus de préférence, ainsi leurs nutriments seront conservés. Mais attention à bien les laver pour éviter tout risque de toxoplasmose et si vous digérez mal les crudités, pensez aux jus de légumes et à la cuisson à la vapeur douce (et courte !).
Pour les fruits, consommez-les entiers pour éviter l’apport trop important de sucre rapide.
Pour rappel, pendant la grossesse, il est primordial de proscrire toute consommation de tabac, d’alcool et de drogue, éléments très toxiques pour le bébé.
Concernant le café, réduire au maximum sa consommation est nécessaire. Il a pour effet de rétrécir les vaisseaux sanguins et donc d’augmenter la tension de la maman et de diminuer les apports en nutriments et oxygène du bébé qui se font par voie sanguine. Son pouvoir diurétique va faire baisser la quantité de liquide corporel et il fait baisser l’absorption du fer.
En complément de ces bases de l’alimentation de la femme enceinte, référez-vous aux conseils de votre médecin en ce qui concerne les risques de toxoplasmose, listériose et salmonellose. Enfin, les analyses sanguines régulières pourront mettre en évidence d’éventuelles carences, comme c’est souvent le cas pour le fer pendant la grossesse par exemple. Dans ces cas-là, il faudra aussi adapter l’alimentation.
Et rappelez-vous qu’il est important de prendre plaisir à manger, car sans ce plaisir, un aliment aura beau contenir toutes les vitamines ou minéraux qu’on veut, l’assimilation ne sera pas optimale !
Sources :
06/01/2019
En effet, de nos jours notre alimentation et nos modes de vie ont tendance à nous carencer en vitamines et oligo-éléments : pollutions, nourritures transformées et raffinées, pauvreté des sols agricoles, stress, …
L’acide folique peut donc être insuffisant et les conséquences de cette carence importante lors de la grossesse.
La vitamine B9
Les vitamines sont indispensables au bon fonctionnement de notre organisme, mais elles sont très peu ou pas du tout fabriquées par celui-ci. L’apport extérieur, via l’alimentation, est donc nécessaire.
Concernant les vitamines dites hydrosolubles (vitamines du groupe B et vitamine C), elles sont peu ou pas stockées dans notre corps, c’est pour cela qu’elles doivent être apportées très régulièrement, quotidiennement dans notre alimentation.
L’acide folique fait partie des vitamines du groupe B, souvent appelées les vitamines du système nerveux.
De façon générale, elles sont sensibles à l’air, à la lumière et à la chaleur. Le stockage et la cuisson des aliments vont donc jouer un rôle sur leur teneur en vitamines lors de leur consommation.
Les rôles de la vitamine B9
Comme toutes les vitamines, l’acide folique intervient à plusieurs niveaux dans l’organisme.
Elle joue un rôle dans la production du matériel génétique (ADN) et des protéines, donc dans tout processus de croissance des tissus. Elle favorise aussi la fabrication des globules rouges, et notamment de l’hémoglobine, responsable du transport de l’oxygène et des nutriments aux cellules.
Son impact est donc plutôt général sur l’organisme, et une carence peut entrainer une anémie, des troubles digestifs, neurologiques, …
Pendant la grossesse
Chez la femme enceinte, la vitamine B9 prend toute son importance, car c’est une période intense de fabrication de nouvelles cellules et de tissus.
Une carence en acide folique pendant cette période pourra avoir de lourdes conséquences :
Une grossesse gémellaire, une grossesse durant l’adolescence, l’alcoolisme et le tabagisme peuvent aggraver la carence en vitamine B9 chez la femme enceinte.
Le spina bifida
Cette malformation est un défaut de fermeture du tube neural, le système nerveux primitif qui deviendra la moelle épinière. Cette fermeture a lieu lors de la 4ème semaine de grossesse, soit au moment même où on apprend généralement qu’on est enceinte.
Dans l’idéal, la consommation de vitamine B9 est donc primordiale avant la conception, au plus tard en tout début de grossesse (voir paragraphe « Se complémenter »).
Selon la gravité du spina bifida, il peut causer chez l’enfant une paralysie, des troubles moteurs et sensitifs, une incontinence, un retard mental, …
Les besoins journaliers en vitamine B9
La vitamine B9 jouant un rôle important dans la croissance cellulaire, ses besoins sont donc variables au cours de la vie.
Selon l’ANSES*, les apports nutritionnels conseillés sont :
*ANSES : agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail
Où trouver de la vitamines B9 dans l'alimentation ?
On retrouve l’acide folique dans une grande variété d’aliments, les principaux sont :
Une alimentation saine et équilibrée peut donc suffire à nous apporter assez d’acide folique, même pendant la grossesse. Cependant, la qualité nutritionnelle des aliments actuels et nos modes de vie, gros consommateurs de nutriments, nous incitent à prendre des compléments lorsque c’est particulièrement nécessaire.
Se complémenter
On l’a vu, il est important d’apporter de la vitamine B9 avant même la conception, afin d’assurer sa bonne présence au moment de la grossesse et limiter les malformations du fœtus, les fausses-couches, …
Mais étendre la prise tout le long de la grossesse et pendant l’allaitement, si la maman allaite, est cohérent avec le rôle de la vitamine dans la croissance cellulaire de l'enfant.
À noter également, qu’il est plus intéressant de se supplémenter avec un complexe de vitamines du groupe B, car elles fonctionnent ensemble et cela évite un trop grand déséquilibre dans les apports de chacune.
14/06/2018
Mais l’ortie est un véritable trésor de la nature, car elle est très riche en :
Depuis toujours, les nombreux nutriments contenus dans l’ortie ont permis à beaucoup de personnes d’éviter des carences lorsqu’elles ne pouvaient manger à leur faim.
Cette richesse nutritive de l’ortie lui confère beaucoup de propriétés :
À noter que pour assimiler ces minéraux, notre organisme fabrique des protéines jouant le rôle de transporteurs ; il est préférable alors de consommer l’ortie au cours des repas.
Les fortes teneurs en silice et en bore font de l’ortie un allié de poids lors de la croissance ou la réparation de fractures ou entorses.
Pour bénéficier des bienfaits de l’ortie, il est possible de consommer la plante sous plusieurs formes :
Les poils urticants des feuilles de l’ortie se cassent très facilement, il suffit de :
❗️De part ses propriétés diurétiques et dépuratives, l’ortie est déconseillée aux personnes en insuffisance rénale, aux femmes enceintes et aux touts petits, mais aussi aux personnes les plus fragiles (les cures de détox sont toujours à éviter pour ces types de profil, demander l’avis du médecin en amont).
Désormais, vous ne regarderez plus l’ortie de la même manière lors de vos balades dans la nature, ce sera même l’occasion de cueillir quelques jeunes pousses, au sommet de la tige, avec des gants épais ou de bas en haut pour éviter de se faire piquer 🌿